Abus de pouvoir dans l’affaire Clavier
La France entière a été témoin. Officiellement Nicolas Sarkozy n’est pour rien dans le limogeage pour “faute professionnelle” de Dominique Rossi, patron des forces de sécurité en Corse. Non, MAM revendique à elle seule ce procédé qui relève pourtant plus du “fait du prince” qu’autre chose.
Pourquoi ? D’une part, Dominique Rossi a fait son travail puisqu’il a révélé avoir “prévenu en personne” la veille de l’intrusion le groupement de gendarmerie de Corse-du-Sud d’une possible intrusion, gendarmes qui avaient ordre d’intervenir en cas de dérapages, notamment s’il y avait atteinte des biens et des personnes.
D’autre part, si le propriétaire de la villa ne s’était pas nommé Christian Clavier, ami du président Sarkozy, dans ce lotissement de Punta d’Oro, nul doute que le patron de la sécurité n’aurait jamais été viré. Enfin, pour information, il n’y a eu aucune dégradation matérielle dans la villa du sieur Clavier quoiqu’en disent les cancrelats de l’UMP comme Frédéric Lefebvre, ancien lobbyiste toujours prêt à rajouter de l’huile sur le feu même quand le feu n’existe pas.
La dame de fer de la place Beauvau a, comme on dit dans le jargon, “totalement merdé” dans l’affaire du fichier Edvige, fichier qui a provoqué un véritable tollé, notamment dans les associations pour la protection des droits de l’homme et des libertés.
Ainsi, malgré les mises en garde de la Cnil, Commission nationale de l’informatique et des libertés, MAM n’a pas pris la peine d’organiser une table ronde sur cet épineux dossier, dont elle a visiblement sous-estimé l’importance et le poids moral en annonçant, même après coup, que “le fichier Edvige suscite une polémique qui n’a pas lieu d’être.”
Une inconscience qui fait peur quand on imagine le pouvoir que peut avoir une ministre de l’Intérieur.
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